Notre programme pour faire de Sambreville une ville plus sociale
THĂMES
1 Justice fiscale
2 Pauvreté et politique sociale
3 Mobilité
4 Logement
5 Jeunesse, culture et sport
6 Propreté
7 Commerces et urbanisme
8 Emploi
9 Sécurité
10 Environnement
1. JUSTICE FISCALE
Une ville qui protĂšge le portefeuille de ses habitants
Ătablir un budget, c'est faire des choix. OĂč va-t-on chercher de l'argentâŻ? Et oĂč va-t-ilâŻ? Au bĂ©nĂ©fice de qui et au dĂ©triment de quiâŻ? Il est hors de question de gaspiller et encore moins de sâendetter outre mesure. Avec lâinflation, le pouvoir dâachat des citoyens de notre commune est de plus en plus limitĂ©. Des taxes injustes, notamment sur les immondices, asphyxient les mĂ©nages de travailleurs et des petits indĂ©pendants. Il faut que cela change. Câest aux Ă©paules les plus larges de porter les charges les plus lourdes. Ce nâest actuellement pas le cas dans le pays, et certainement pas dans notre commune. Le budget de la commune doit reflĂ©ter nos choix politiques. Nous sommes du cĂŽtĂ© des gens, des travailleurs, des petits indĂ©pendants, contre les multinationales et la caste politique traditionnelle.
UN. FAISONS PAYER LES ĂPAULES LES PLUS LARGES
- Nous augmentons la taxe sur les surfaces commerciales jusquâĂ 8⏠par mÂČ tout en gardant une exonĂ©ration pour les petits commerces jusquâĂ 400mÂČ. Lâargent rĂ©coltĂ© ainsi sera utilisĂ© pour diminuer les impĂŽts sur les familles.
- A Namur, ville pourtant dirigĂ©e par les libĂ©raux qui protĂšgent les grands multi propriĂ©taires, la taxe sur les logements inoccupĂ©s est⊠5 fois plus importante que celle de Sambreville. En plus, cette taxe est faite sur mesure pour exonĂ©rer les grands promoteurs immobiliers. Nous allons changer cette rĂšgle, ĂȘtre plus strict avec les barons de lâimmobilier.
- Nous allons augmenter la taxe sur les secondes rĂ©sidences, uniquement si la rĂ©sidence lâest depuis plusieurs annĂ©es et nâest pas louĂ©e.
- Nous augmentons la taxe sur les Ă©tablissements financiers de 547⏠jusquâĂ 2000⏠par agence bancaire ou dâassurance.
- Nous instaurerons, comme à Verviers, une taxe sur les grandes surfaces de supermarché. Cela représente environ 100000⏠de rentrées supplémentaires prélevés sur les géants de la grande distribution.
- Nous augmentons la taxe sur les journaux publicitaires gratuits. Ils encombrent nos boĂźtes aux lettres et ne soutiennent pas le commerce local.
- Enfin, nous allons doubler la taxe sur les grandes entreprises, pour récolter 100 000⏠supplémentaires pour les besoins des travailleurs.
- Nous augmenterons également les taxes sur les enseignes, avec exonération pour les petits commerces (400m2).
- Ces 8 mesures ensemble permettent de libérer des subsides afin de financer les besoins des travailleurs, des petits commerçants et des habitants des villages.
DEUX. POUR LES INDĂPENDANTS, UN TAX SHIFT SOCIAL
- Nous rendons accessible la poubelle Ă puce aux indĂ©pendants qui le souhaitent, au mĂȘme titre que les mĂ©nages. S'ils le souhaitent, ils pourront ainsi utiliser le service public de ramassage des dĂ©chets et ne seront plus obligĂ©s de faire appel Ă des entreprises privĂ©es. Ils ne payeront ainsi plus une taxe immondice sur quelque chose quâils ne peuvent pas utiliser.
- Nous remettrons en cause le fait que certains indépendants paient plusieurs fois la taxe immondice et mÚnerons la lutte pour réparer cette injustice.
- Nous divisons par 2 la redevance sur le placement de terrasse, tables et chaises qui coĂ»te actuellement aux cafetiers de Sambreville. Cette baisse sera financĂ©e par lâaugmentation de la taxe sur les Ă©tablissements financiers.
- Nous supprimons la taxe de 1000⏠par an sur les commerces de frites. Cette taxe est injuste et cible de maniÚre disproportionnée les petits indépendants de notre commune.
- Nous supprimons la taxe de séjour sur le secteur hÎtelier.
TROIS. CONTRE LES TAXES INJUSTES, LES DĂPENSES INUTILES, POUR LE POUVOIR DâACHAT
- Sambreville partage notre beau cours dâeau avec 2 grandes villes, Namur et Charleroi. Charleroi a 1 mandataire politique (bourgmestre ou Ă©chevin) par tranche de 20 000 habitants. Namur a 1 mandataire par tranche de 11 500 habitants. Sambreville a 1 mandataire par tranche deâŠ4000 habitants. Entre 3 et 5 fois plus de mandataire au m2 que nos voisines de Sambre. Nous allons supprimer au moins 1 post dâĂ©chevin, voir 2, pour Ă©conomiser entre 50 000 et 100 000⏠par an Ă la commune. Rien que 50 000⏠dâĂ©conomie permettraient de rendre le parking gratuit sur tout le territoire communal, ainsi que rendre les sacs poubelles gratuits pour tous.
- Nous diminuons la taxe immondice qui est une taxe injuste qui touche de maniĂšre disproportionnĂ©e dans leur budget les plus prĂ©caires Ă©tant donnĂ© quâelle ne dĂ©pend pas des revenus du mĂ©nage. Cette baisse sera financĂ©e par lâaugmentation de la taxe sur les surfaces commerciales supĂ©rieures Ă 400mÂČ.
- Nous supprimons la taxe de raccordement et dâentretien aux Ă©gouts pour tous les Sambrevillois.
- En parallÚle, nous interpellons le gouvernement régional afin de dégager des fonds supplémentaires pour les communes.
- Depuis trop longtemps, le gouvernement fĂ©dĂ©ral ne paie pas sa part du financement des zones de secours (pompiers). Nous nous battrons pour lâaugmentation et lâindexation automatique de ces dotations fĂ©dĂ©rales.
- Nous lutterons contre la dĂ©cision du gouvernement fĂ©dĂ©ral de rĂ©duire de 1 milliard dâeuros lâenveloppe des communes.
QUATRE. POUR UNE PARTICIPATION CITOYENNE AUX DĂCISIONS FISCALES
- Nous doublerons le budget participatif de la ville de 20.000⏠par an Ă 40.000⏠par an pour permettre un dĂ©veloppement de projet citoyen, tout en gardant Ă l'Ćil que nous voulons une participation large de la population dans ces projets.
- Nous voulons consulter la population via des grandes enquĂȘtes pour savoir quelles sont les prioritĂ©s des Sambrevillois dans le domaine fiscal.
- Nous rendrons de nouveau le conseil communal visionnable en direct puis en diffĂ©rĂ©. Il nâest pas normal que les dĂ©cisions de nos politiques ne puissent pas ĂȘtre regardĂ©es par tous les citoyens qui le souhaitent.
2. PAUVRETĂ ET POLITIQUE SOCIALE
Une lutte concrÚte contre la pauvreté
Combattre la pauvretĂ© doit ĂȘtre une prioritĂ© dans toutes les communes. Pour sâattaquer aux racines de la pauvretĂ©, nous avons besoin de services publics forts. La commune doit prendre les choses en main Ă son niveau afin de garantir lâaccĂšs au logement, Ă lâĂ©nergie bon marchĂ©, Ă lâalimentation, au travail, aux soins de santĂ©, Ă lâenseignementâŠTout ce qui est essentiel pour vivre dans une sociĂ©tĂ© saine qui prend en considĂ©ration les besoins et lâĂ©panouissement des habitants. Taxes plus justes, accueil digne des plus dĂ©munis, droits accordĂ©s automatiquement. Nous voulons Ă©galement des services communs accessibles Ă tous. Chassons la pauvretĂ©, pas les plus pauvres.
UN. ALLĂGER LA PRESSION FISCALE SUR LES MĂNAGES
- Rendons gratuits des sacs poubelles « déchets organiques » et « PMC ». Nous revendiquons au niveau régional la suppression de la taxe poubelle. Cela représente une économie annuelle de 85⏠pour les isolés, 120⏠pour les ménages de deux personnes et 125⏠pour les ménages de plus de deux personnes.
- Supprimons la taxe sur le raccordement Ă lâĂ©gout, une Ă©conomie de 55⏠par an par mĂ©nage.
DEUX. GARANTIR LE DROIT AU LOGEMENT ET UN ACCUEIL DIGNE DES SANS-ABRIS
- Nous voulons crĂ©er un Relais Social Urbain (RSU), cette structure pluridisciplinaire Ă un champ d'action trĂšs large. De la crĂ©ation d'une cellulle "Housing First" (voire point 2) Ă l'amĂ©lioration des conditions de vie des aĂźnĂ©s en maison de repos ou encore des Ă©quipes de terrains pour informer les gens sur leurs droits et les aider dans les dĂ©marches administratives. Pour avoir un RSU il faut en principe 2 conditions principales, ĂȘtre une ville et compter plus de 50.000 habitants (ce qui n'est pas le cas de Sambreville en terme de nombre d'habitants). Mais une autre solution est possible, comme cela se fait avec les villes de Arlon et Bastogne, c'est la crĂ©ation d'un RSU sous forme d'une intercommunale. Pour notre commune cela serait donc totalement envisageable si nous nous joignons Ă d'autres communes de notre rĂ©gion pour mener Ă bien ce projet. Par exemple par l'union des communes de Fosses-la-Ville, Jemeppe sur Sambre et Sambreville nous aurions le nombre suffisant d'habitants pour avancer vers ce projet ambitieux d'aide concrĂšte Ă la population. Encore une fois, tout reste une question de choix et de prioritĂ©s politiques. Pour le PTB c'est clair, nous ferons toujours le choix des gens.
- Nous voulons dĂ©velopper un programme « Housing First » qui a montrĂ© son efficacitĂ© dans plusieurs villes : quelquâun qui perd son logement et devient sans-abris a un risque, Ă la rue, de tomber dans un engrenage infernal. Il faut donc permettre Ă ces personnes de retrouver immĂ©diatement un logement dâabord, pour se stabiliser Ă nouveau. Et dâobtenir une prise en charge personnalisĂ©e par des Ă©quipes pluridisciplinaires. Les sans-abris, mais Ă©galement toutes personnes dans le besoin, marginalisĂ©es par cause de soucis privĂ©s, pourront faire appel Ă cette aide. Nous crĂ©erons une cellule polyvalente pour les sans-abris mais Ă©galement les personnes en situation prĂ©caire. Accueil de jour et de nuit, centre de soins, service social, magasins et restaurants sociaux, laverie, entreprise de formation par le travailâŠCeci via un service centralisĂ© et coordonnĂ© par la commune. Il sera disponible Ă©galement pour dâautres personnes victimes dâalĂ©as dramatiques de la vie. Des personnes victimes de violence conjugales voulant quitter le foyer par sĂ©curitĂ© pour elles et/ou leurs enfants, des personnes victimes dâincendie, dâinondations, etc.
- Nous augmentons le nombre dâacteurs de terrain (Ă©ducateurs de rue, assistants sociaux, Ă©quipes mĂ©dicalesâŠ) afin de prendre en charge les plus dĂ©munis.
- Nous voulons dĂ©velopper une grille contraignante des loyers. Lâobjectif de cette grille est de donner la possibilitĂ© aux jeunes, mais aussi aux travailleurs Ă bas salaires et aux familles monoparentales de se loger dignement avec un loyer adaptĂ© Ă leur situation.
TROIS. DĂCENTRALISER LES SERVICES COMMUNAUX
- Augmenter le nombre de maisons de quartier afin dây proposer une prĂ©sence ponctuelle des services communaux.
Ces maisons auront pour but de permettre Ă ceux qui nâen ont pas la possibilitĂ©, de pouvoir rĂ©gler leur situation administrative, de proposer un service de lutte contre la fracture numĂ©rique (matĂ©riel et aide), mais aussi Ă construire des quartiers forts, chaleureux et solidaires via des activitĂ©s permettant aux habitants de se rencontrer. - Octroi automatique des droits.
Nous mettrons en place un systĂšme informatique qui assure lâoctroi automatique des diffĂ©rents droits. Les dossiers seront suivis par du personnel qualifiĂ©. - Financer le CPAS afin quâil puisse assurer ses missions.
Toute personne nĂ©cessitant une aide doit pouvoir sâadresser au CPAS et recevoir un accompagnement basĂ© sur la garantie des droits sociaux fondamentaux, sans conditions.
La commune augmentera la dotation au CPAS, au minimum en la gardant proportionnelle Ă lâaugmentation de ses recettes.
nous voulons mettre en place le systĂšme TUBBE dans nos maisons de repos, ceci va permettre des financements de la rĂ©gion pour la construction ou la rĂ©novation afin de crĂ©er des nouvelles structures dâaccueil, de former du personnel afin de mettre en place des activitĂ©s comme le jardinage ou la cuisine, pourquoi pas intĂ©grer des crĂšches dans les maisons de repos afin de faire grandir les relations intergĂ©nĂ©rationnelles⊠- Favoriser lâaccĂšs automatique aux denrĂ©es alimentaires.
Nous mettrons en place un rÚglement communal obligeant la grande distribution à donner leurs invendus aux restaurants sociaux et aux associations distribuant des colis. Des contrÎles seront effectués donnant lieu à des amendes en cas de non-respect.
QUATRE. METTRE EN PLACE LE SYSTĂME TUBBE
- Nous voulons Ă©tudier la possibilitĂ© de mettre en place le systĂšme TUBBE, un systĂšme qui permet dâavoir des subsides de la RW pour amĂ©liorer la vie de nos anciens dans les maisons de repos, engagement de personnel, activitĂ©s, rĂ©novation de bĂątiments, nouvelles structures dâaccueil. Nous voulons que les personnes ĂągĂ©es puissent profiter de leurs vieux jours dans les meilleures conditions possibles, par une prise en charge qui prend en compte leur Ă©tat de santĂ© tant physique que psychologique.
3. MOBILITĂ
Pour des transports accessibles et de qualité
Devenir fou dans les embouteillages. Perdre son temps sur un quai parce que le train ou le bus est encore une fois en retard ou annulĂ©. Non, on ne peut pas dire que se dĂ©placer soit une partie de plaisir dans le pays et Sambreville ne fait pas exception. Que ce soit pour se rendre au travail, rendre visite Ă sa famille, ou pour un loisir. Des lignes et arrĂȘts de bus ont Ă©tĂ© supprimĂ©es sur le territoire communal (KeumiĂ©e, Velaine, etc.). La gare de Tamines a Ă©tĂ© fermĂ©e le week-end et lâhoraire rĂ©duit en semaine. Les trains de et vers Namur y sont particuliĂšrement souvent annulĂ©s.
Pourtant, des pays comme le Luxembourg ou plus prĂšs de nous, Dunkerque en France, montrent quâun transport public et bon marchĂ© est possible. Avec des trains et des bus rĂ©guliers et ponctuels, des parkings gratuits Ă cĂŽtĂ© des gares et, en plus, des systĂšmes publics de partage de voitures et de vĂ©los. Nous voulons commencer par une offre augmentĂ©e et abordable des transports en commun en semaine, le soir, les week-ends, sur lâensemble du territoire communal. Pour les cyclistes, lâenjeu sera de rĂ©ellement sĂ©curiser et dâamĂ©nager un bien plus grand nombre de voies cyclables. Quant aux piĂ©tons, câest tout lâamĂ©nagement des voies piĂ©tonnes et lâaccessibilitĂ© pour les personnes Ă mobilitĂ© rĂ©duite et/ou avec enfants qui doit ĂȘtre au centre de lâattention pour les annĂ©es Ă venir.
Prendre en main le dĂ©fi de la mobilitĂ© est une urgence sociale et climatique et nous souhaitons agir Ă©galement au niveau communal. La solution ne viendra pas Ă coups de taxes mais bien dâun changement drastique oĂč la mobilitĂ© serait pensĂ©e pour ĂȘtre un vĂ©ritable service Ă la population.
UN. DES TRANSPORTS EN COMMUNS PERFORMANTS ET
GRATUITS
- Nous proposons dâinstaurer la gratuitĂ© du TEC Ă Sambreville. Cette gratuitĂ© sera instaurĂ©e au moyen dâun subside au TEC, payĂ© par la commune et la rĂ©gion via le plan flexybus. Il sera compensĂ© dans les comptes de la ville par lâinstauration dâune taxe sur les parkings de la grande distribution.
- Nous voulons que chaque arrĂȘt de bus soit Ă©quipĂ© dâune zone dâabris.
- Nous augmentons la frĂ©quence des bus en heure de pointe mais aussi en heures creuses. Actuellement, lâoffre aprĂšs 18h est quasi nulle, nâoffrant aucune alternative Ă la voiture. Nous voulons une offre Ă©largie en soirĂ©e et le week-end. Cette offre ne doit pas se contenter dâĂȘtre Ă©tendue dans les centres mais aussi de et vers les villages et zones rurales de la commune.
- Une large consultation de toute la population Sambrevilloise (usagers actuels et potentiels) sera organisĂ©e afin dâĂ©valuer lâoffre actuelle du TEC et de proposer des adaptations en fonction des besoins.
- Nous voulons la gratuité du parking dans les centres-villes. Le parking payant fait fuir les automobilistes qui privilégient les zonings commerciaux pour la facilité de stationnement et ce au détriment des commerces de proximité.
DEUX. AU VĂLO OU Ă PIED, EN TOUTE TRANQUILLITĂ ET EN TOUTE SĂCURITĂ
- Nous voulons repenser lâamĂ©nagement des voiries pour crĂ©er des pistes cyclables sĂ»res et des trottoirs suffisamment larges et entretenus pour que les usagers faibles et les PMR puissent se dĂ©placer en toute sĂ©curitĂ©. Nous agirons au niveau communal, par des travaux sur les voiries sous nos compĂ©tences. Dans le mĂȘme temps, nous interpellerons le Parlement rĂ©gional Ă ce sujet et nous utiliserons tous les leviers Ă notre disposition, notamment le devoir de prendre les dispositions nĂ©cessaires pour assurer la sĂ©curitĂ© des usagers.
- En concertation avec les habitants, les écoles et le monde associatif, nous voulons assurer des embranchements sécurisés vers les écoles et les quartiers.
- Nous amĂ©nageons des liaisons vers les communes avoisinantes sur base dâun inventaire des sentiers amĂ©nageables pour les vĂ©los.
- Nous veillerons Ă lâentretien rĂ©gulier de toutes les infrastructures amĂ©nagĂ©es (nettoyage et dĂ©neigement des pistes, marquage,...).
- Nous prévoirons des parkings accessibles, couverts et sécurisés pour les vélos dans chaque centre-ville et aux points de départ importants de la SNCB et du TEC.
- Nous voulons lancer le systÚme du vélo partagé (comme il existe déjà dans plusieurs grandes villes).
TROIS. DES VOIRIES ENTRETENUES ET SĂRES
- Nous voulons quâun cadastre de lâĂ©tat des routes et des trottoirs soit Ă©tabli et que les travaux nĂ©cessaires soient planifiĂ©s dans les meilleurs dĂ©lais.
- Nous voulons que les travaux soient réalisés en concertation avec les habitants et coordonnés avec les autres travaux réalisés dans la commune.
- Nous voulons des trottoirs amĂ©nagĂ©s pour que les familles avec enfants puissent se dĂ©placer en toute sĂ©curitĂ© et en prioritĂ© aux abords des Ă©coles. Exemple parmi dâautres, lâaccĂšs compliquĂ© pour les enfants de lâĂ©cole rue Saint Martin Ă Tamines. AprĂšs des travaux de rĂ©novation de voirie, il nây a plus vraiment de trottoirs prĂšs de lâĂ©cole, et les parents et enfants marchent sur la rue pour accĂ©der Ă lâĂ©tablissement.
QUATRE. L'ACCĂS PMR DOIT ĂTRE UNE PRIORITĂ
- Nous voulons que la gare de Tamines soit la prioritĂ© en matiĂšre dâamĂ©nagement accĂšs PMR, en effet l'ascenseur permettant dâaccĂ©der Ă la passerelle ne fonctionne plus depuis plusieurs annĂ©es et quand bien mĂȘme il fonctionnerait aucun accĂšs nâest prĂ©vu pour les voies 2, 3 et 4. En dâautre terme, les personnes Ă mobilitĂ© rĂ©duite actuellement ne pourraient se rendre en train quâen direction de Charleroi.
- Nous voulons que les PMR puissent se dĂ©placer dans la ville en toute sĂ©curitĂ© via lâamĂ©nagement des trottoirs, ce qui est loin dâĂȘtre le cas actuellement. Se dĂ©placer en fauteuil roulant manuel ou Ă©lectrique relĂšve dâun parcours du combattant.
4. LOGEMENT
Une commune ou chacun est bien logé
Chacun, inconditionnellement, a droit Ă un logement de qualitĂ©. Sambreville doit avoir comme objectif de devenir une commune oĂč toute la population est correctement logĂ©e. Parce que le logement est un pilier de lâexistence. Sans un habitat stable, sain, comment quelquâun peut-il se dĂ©velopper et sâĂ©panouir ? Travailler, se soigner, construire une vie de famille... ? Pour nous, le logement est le pilier de toute politique urbaine. Nous voulons reprendre le logement en main, Ă lâinverse de ce qui se fait aujourdâhui, oĂč les promoteurs sâen donnent Ă cĆur joie. OĂč les revenus moins Ă©levĂ©s doivent se contenter dâhabitats bricolĂ©s, pas toujours sains. OĂč le pouvoir public laisse faire. OĂč la liste dâattente pour un logement social ne fait que sâallonger, sans solution Ă lâhorizon. A Sambreville, nous avons plus de 1000 familles en attente dâun logement social pour moins de 20 logements disponibles. Cette situation ne fait quâaggraver la prĂ©caritĂ© des ces familles qui doivent trouver un logement privĂ© avec des loyers impayables. Nous voulons un plan « 100 % logĂ©s ».
UN. NOUS NE LAISSERONS PLUS AUCUN LOGEMENT INOCCUPĂ
- Nous dresserons un inventaire complet des bùtiments inoccupés, tant publics que privés. Cet inventaire sera réguliÚrement actualisé.
- Nous remettons chaque logement inoccupĂ© dans le circuit immobilier, en respectant des critĂšres de qualitĂ©. Notamment avec lâincitant dâune taxe Ă©levĂ©e sur les logements inoccupĂ©s.
- Nous Ă©valuerons chaque situation sĂ©parĂ©ment. Un propriĂ©taire en difficultĂ© nâest pas un spĂ©culateur. Selon les cas, des mesures dâaccompagnement et dâaide ou contraignantes sont prĂ©vues.
- Les unitĂ©s de logement encore inoccupĂ©es aprĂšs trois ans, malgrĂ© les dĂ©marches faites, seront remises Ă SambrâHabitat.
DEUX. NOUS DĂVELOPPERONS ET VALORISERONS LE LOGEMENT PUBLIC MODERNE
- Nous mobiliserons les services communaux autour du plan « 100 % logés ». Un habitat de qualité pour chacun demande une vision à long terme.
- Dans une premiĂšre phase, nous voulons atteindre 15 % de logements publics. Nous imposerons aux promoteurs, en lâinscrivant systĂ©matiquement dans les charges dâurbanisme exigĂ©es par la commune lorsquâelle dĂ©livre un permis dâurbanisme, lâobligation de prĂ©voir la construction dâun tiers de logements publics pour tout nouveau projet immobilier.
- Dans les nouvelles constructions de logements publics, nous prévoirons 65 % de logements à prix accessible, selon le modÚle viennois, et 35 % de logements sociaux.
- Des concessions Ă des promoteurs ne seront accordĂ©es quâavec un bail. De la sorte, les terrains resteront propriĂ©tĂ© publique. La commune doit arrĂȘter de vendre son patrimoine.
- Nous ferons valoir le droit de prĂ©emption pour la commune en tout premier lieu pour lâacquisition de terrains et dâimmeubles qui seront destinĂ©s au marchĂ© locatif. Le droit de prĂ©emption est le droit dâacquĂ©rir un bien en prioritĂ© sur tout autre acquĂ©reur.
TROIS. NOUS IMPOSERONS UNE GRILLE CONTRAIGNANTE DES LOYERS ET LANCERONS UN LABEL âQUALITĂâ DU LOGEMENT
- Pour faire baisser les loyers, nous mettons en place une grille contraignante des loyers qui se base sur le revenu mĂ©dian et sur la qualitĂ© du logement (nombre de chambres, chauffage, superficie, salubritĂ©âŠ).
- Une attestation de conformité sera désormais nécessaire pour mettre un bien en location afin de garantir la qualité du logement.
- La commune met en place un guichet unique du logement pour conseiller et informer la population, tenir un rĂ©pertoire des aides et primes, lâinventaire des logements disponibles, renforcer lâaccompagnement social des locataires, offrir une information juridique claire, comprĂ©hensible et accessible, voire mĂȘme offrir une aide juridique. Un fonctionnaire communal pourra aussi nĂ©gocier Ă lâamiable un juste loyer pour les biens louĂ©s, Ă lâavantage des locataires.
- Nous lutterons fermement contre les logements qui ne rĂ©pondent pas aux normes de sĂ©curitĂ© et de salubritĂ© et nous augmenterons lâoffre de logement dâurgence et de transit. Nous mettons en place un programme âHousing firstâ pour lutter contre le sans-abrisme en disposant de logements communaux Ă disposition temporaire des sans-abris qui viennent de perdre leur logement, le temps de les aider Ă retrouver un autre logement.
5. JEUNESSE ,CULTURE ET SPORT
Une ville qui bouge pour les jeunes
Un Sambrevillois sur 5 a moins de 18 ans. Nous voulons faire de Sambreville une ville accueillante pour les jeunes, qui tient compte de ceux-ci comme des concitoyens Ă part entiĂšre. Ils sont des experts par excellence en ce qui concerne lâendroit oĂč ils vivent, apprennent et sâamusent. Ils ont aussi des droits sur la ville. Non pas plus tard, en tant quâadultes, mais maintenant. Cela passe par des mesures notamment sur tout ce qui est culture et sport, qui sont deux domaines qui touchent particuliĂšrement les jeunes. Une politique coordonnĂ©e de tout cela fera de Sambreville une ville pour et par les jeunes, en leur donnant leur mot Ă dire.
UN. POUR LES JEUNES DANS LâESPACE PUBLIC
- Comme lâa fait le PTB Ă Borgerhout, nous voulons des « rĂ©fĂ©rents jeunes » dans toute la ville. Ils seront les animateurs des quartiers. Les jeunes Ă partir de 16 ans prendront ainsi une responsabilitĂ© dans leur quartier, en collaboration avec des professionnels. Ils seront aussi un relais entre la jeunesse et lâautoritĂ© communale.
- Dans chaque quartier et village, il est nĂ©cessaire dâinstaller une antenne permanente de travail professionnel avec les jeunes, en lien avec les maisons de jeunes et les maisons de quartier. Nous investirons dans des postes de professionnels et de bĂ©nĂ©voles aguerris afin dâoptimiser lâoffre et lancer de nouvelles initiatives.
- Les mouvements de jeunes qui cherchent des bénévoles et des encadrants doivent avoir un soutien de la commune dans leur recherche.
DEUX. UNE VIE CULTURELLE RICHE ET ACCESSIBLE Ă SAMBREVILLE
- Nous lancerons une âcarte cultureâ pour les jeunes de moins de 18 ans. Cette carte rendra entiĂšrement gratuites les bibliothĂšques de lâentitĂ© et permettront dâavoir accĂšs Ă tout un Ă©ventail dâactivitĂ©s fournies par les autoritĂ©s publiques. Nous voulons renforcer lâaccĂšs des jeunes Ă la culture, car elle stimule la crĂ©ativitĂ© et ouvre lâesprit tout en Ă©tant un loisir agrĂ©able.
- Nous participerons Ă lancer un projet de festival de musique. Les artistes de la rĂ©gion et en particulier de la commune seront mis Ă lâhonneur.
TROIS. RENDRE LE SPORT ACCESSIBLE AUX JEUNES
- La commune aidera financiĂšrement les clubs sportifs de la ville pour permettre de les rendre plus accessibles financiĂšrement aux jeunes de la ville. La pĂ©rennitĂ© du tissu dâassociations sportives de la commune est un bien commun que nous devons prĂ©server.
- Un plan pour terminer dĂ©finitivement les rĂ©novations de la piscine dâAuvelais dans des dĂ©lais stricts sera créé et nous rĂ©alisons une Ă©tude des dysfonctionnements qui sont survenus sur le chantier.
- Des infrastructures sportives (terrain de football, basket) seront encouragĂ©es dans toute la commune via une politique urbanistique visant Ă redonner vie Ă lâespace public (en lien avec les espaces verts).
- Nous allons construire au moins une maison de jeunes dans chaque centre-ville.
- Nous lancerons un plan de construction dâinfrastructures sportives et rĂ©crĂ©atives en plein-air pour chaque centre-ville de Sambreville. Des terrains de mini-foot, des espaces de fitness publics, une plaine de jeux, un espace sĂ©curisĂ© de skate et trottinettes seront construits. La jeunesse a besoin dâespace communs pour se retrouver, et pour pratiquer du sport pour sâĂ©panouir.
6. PROPRETĂ
Une ville sans dĂ©chet et propre est possible. A lâopposĂ© de la logique culpabilisante de remettre la faute sur chaque individu, la propretĂ© pour nous est une tĂąche avant tout collective. La ville doit jouer un rĂŽle en mettant Ă disposition des citoyens des infrastructures de propretĂ© adĂ©quates, notamment plus de poubelles de rue, et en augmentant le nombre dâagents de propretĂ©. Elle peut Ă©viter la production de dĂ©chets inutiles et faire le nĂ©cessaire pour rĂ©utiliser, trier et recycler au maximum ce qui a Ă©tĂ© produit. En offrant des solutions collectives aux Sambrevillois, nous pourrons ainsi avoir nos quartiers et centre-villes propres et agrĂ©ables.
UN. CONSTRUIRE UNE VILLE PROPRE ET SAINE AVEC LES CITOYENS
- Le constat dans les rues dĂ©pourvues de poubelles publiques est interpellant, celles-ci constituent la base de la propretĂ© publique, nous remettrons donc en service les poubelles publiques enlevĂ©es en les adaptant aux lieux. Difficile de demander au citoyen dâĂȘtre propre sans poubelles publiques adĂ©quates. Des cendriers portables seront distribuĂ©s lors des assemblĂ©es de quartier, lors dâĂ©vĂšnements ou seront disponibles au guichet communal.
- Nous installerons des toilettes publiques gratuites.
- Nous généralisons les distributeurs de sacs organiques pour les dépÎts canins et des poubelles aux entrées des sentiers et lieux de promenade seront disponibles.
- Les parcs Ă conteneurs doivent permettre aux habitants de dĂ©poser plus de diversitĂ© dâencombrants. Cela Ă©vitera les dĂ©pĂŽts sauvages.
- Nous mettrons en service une dĂ©chetterie mobile qui passera une fois par mois dans les quartiers pour permettre aux habitants dây jeter leurs gros dĂ©chets mĂ©nagers et leurs encombrants.
- Nous investirons dans des campagnes de sensibilisation Ă la propretĂ© et au respect de lâenvironnement : animations dans les Ă©coles dĂšs la maternelle, journĂ©e propretĂ© sur le thĂšme du tri des dĂ©chets et du recyclage.
- Nous organiserons des assemblées réguliÚres dans les maisons de quartier, avec les habitants, pour sensibiliser sur la propreté et mener un réel débat sur ce sujet.
- Nous utiliserons une application smartphone pour signaler des dépÎts sauvages, pour un travail plus rapide. Un numéro de téléphone restera disponible et sera communiqué lors des assemblées de quartier.
- Nous renforcerons les sanctions pour les grands propriĂ©taires qui laissent des terrains et bĂątiments Ă lâabandon et deviennent des terrains vagues.
- Nous voulons remettre en cause la logique du âcoĂ»t-vĂ©ritĂ©â qui pousse Ă marchandiser et Ă augmenter les taxes injustes.
DEUX. UNE VILLE ZĂRO DĂCHETS
- Nous soutiendrons les repairs cafĂ©s (lieux de rĂ©paration pour donner une seconde vie aux objets), les magasins de seconde main, les marchĂ©s et bourses dâĂ©change ainsi que les donneries.
- En coopĂ©ration avec les repairs cafĂ©s, nous lancerons des ateliers de rĂ©paration communaux pour rĂ©parer appareils Ă©lectriques, meubles et vĂȘtements ou pour les dĂ©monter et en retirer les piĂšces rĂ©utilisables.
- Chaque habitant pourra se dĂ©barrasser gratuitement de ses dĂ©chets verts. Soit par une collecte porte-Ă -porte, soit par des composts de quartier, soit par des containers groupĂ©s afin de pouvoir utiliser le terreau dans les jardins partagĂ©s, lâagriculture urbaine ou pour les particuliers.
- Chaque habitant pourra se dĂ©barrasser gratuitement de ses dĂ©chets encombrants. Une collecte porte-Ă -porte passera tous les mois gratuitement. Les objets passeront dâabord par les repair cafĂ©s, qui pourront en rĂ©utiliser les piĂšces utiles si lâobjet nâest vraiment plus rĂ©parable.
- Nous adhĂ©rerons Ă lâAlliance pour la Consigne pour faire pression sur le gouvernement wallon afin quâil instaure la caution sur les canettes et les bouteilles en plastique.
- Nous lutterons pour interdire le suremballage et les sacs plastiques dans tous les commerces, à commencer par les supermarchés. Nous soutiendrons les magasins qui proposent leurs marchandises en vrac. Nos magasins communaux seront pionniers pour éviter le suremballage.
- Nous investirons dans du matériel de qualité pour rendre le travail des ouvriers du service propreté plus efficace et rendre les conditions de travail moins pénibles.
- Nous mettrons en place des locaux pour le personnel propreté dans chaque quartier pour une intervention rapide et un service de proximité.
- Une attention particuliĂšre est nĂ©cessaire pour les petites ruelles, les sentiers, les cours dâeau, les parcs, les ronds-points, les cimetiĂšres... Ă nettoyer.
- Nous poursuivrons la végétalisation des cimetiÚres.
7. COMMERCES ET URBANISMES
Pour un centre-ville vivant et des commerces à échelle humaine
Bien des choses font dâune ville ce quâelle est : sa situation gĂ©ographique, son relief, son histoire, son architecture, sa taille, sa population, sa vie associative, ses parcs⊠mais aussi ses commerces. Sambreville a Ă©tĂ© une commune oĂč, au fil des rues et des promenades, on pouvait dĂ©couvrir des centres-villes vivants, animĂ©s et aux commerces variĂ©s. Ă ce jour, les magasins vides se multiplient dans Tamines et Auvelais et le commerce de proximitĂ© tend Ă disparaĂźtre, obligeant les habitants Ă prendre leur voiture pour se rendre dans les centres commerciaux en pĂ©riphĂ©rie. Câest un symptĂŽme que lâon retrouve dans de nombreuses communes, mais aussi chez nous : la majoritĂ© main dans la main avec des promoteurs privĂ©s installent des mĂ©gaprojets au mĂ©pris des espaces verts et en mettant en danger le petit commerce. Nous envisageons le commerce dâune tout autre maniĂšre, basĂ© sur des contacts avec les petits commerçants et oĂč les habitants des centres-villes peuvent faire leurs courses Ă pied.
UN. NOUS VOULONS MISER SUR LES COMMERCES DE PROXIMITĂ ET PAS DES MULTINATIONALES
- Nous nous inspirerons de la ville dâAth, qui mise sur un commerce de proximitĂ©, sur la convivialitĂ©, sur la mise en valeur de son centre-ville et de son patrimoine, plus que sur des grandes enseignes. Il y a Ă Ath moins de 5 % de magasins vides, soit trois fois moins que la moyenne wallonne et six fois moins que dans le centre de Tamines (32,8% en 2020).
- Nous allons revoir les taxes ciblant les commerces : nous sommes pour taxer davantage les grandes enseignes, pour investir cet argent dans le soutien à des petits commerces de proximité (voir point sur la fiscalité).
- Un petit indĂ©pendant est par ailleurs un acteur de son quartier. Plus il y en aura, plus ils pourront signaler les problĂšmes quâils observent et participer Ă la mise en place de solutions. Ils sont Ă©galement les maillons indispensables pour crĂ©er du lien entre les habitants et un soutien aux habitants les plus isolĂ©s. Ce qui a un impact sur lâattractivitĂ© de la Commune et sur la santĂ© mentale de ses habitants.
- Nous multiplierons les marchĂ©s Ă thĂšme en concertation avec lâagence wallonne pour le dĂ©veloppement local. Ces marchĂ©s mettront en avant nos producteurs locaux et les petits marchĂ©s alimentaires dans les quartiers, et permettront de promouvoir lâĂ©conomie circulaire et les circuits courts Ă des prix abordables.
- Nous voulons lancer une grande consultation des commerçants de Sambreville afin de définir les besoins et les aides que la Commune peut mettre en place pour promouvoir et soutenir le commerce local.
- Nous voulons la gratuité du parking dans les centres-villes. Le parking payant fait fuir les automobilistes qui privilégient les zonings commerciaux pour la facilité de stationnement, et ce, au détriment des commerces de proximité.
DEUX. NOUS PLANIFIERONS LES TRAVAUX Ă LONG TERME SUR BASE DES BESOINS DES SAMBREVILLOIS
- Nous voulons que les « grands » travaux soient choisis par les Sambrevillois, et quâils soient planifiĂ©s Ă long terme, pour avoir un impact moindre sur les riverains et les commerces.
- Nous informerons le plus rapidement possible les commerçants concernĂ©s par de futurs travaux, pour quâils puissent anticiper. Trop souvent, ils se retrouvent devant le fait accompli.
TROIS. STOP AUX AVANTAGES ET AUX DĂROGATIONS POUR LES MULTINATIONALES
- De trop nombreuses dĂ©rogations au rĂšglement communal dâurbanisme sont octroyĂ©es par le CollĂšge Communal en faveur de multinationales (4 Ă©tages au lieu de 3 pour lâimmeuble construit par Thomas & Piron Ă la rue Charles Heuze ou encore la taille des Totems dans le zoning commercial de la rue Bois Sainte Marie). Stop Ă ces privilĂšges, la Commune doit mener une politique qui vise Ă redynamiser les centres-villes, pas Ă attirer les multinationales avec des cadeaux.
QUATRE. NOUS DĂVELOPPERONS LA VILLE SOUS LâANGLE DE LA DIVERSITĂ DE FONCTIONS : LES QUARTIERS INTĂGRĂS
- Depuis 40 ans, nos villes et villages se dĂ©veloppent en « blocs » bien dĂ©limitĂ©s : quartiers commerçants, quartiers rĂ©sidentiels, blocs de bureaux, villages dortoirs⊠Lâaugmentation des inĂ©galitĂ©s et lâaustĂ©ritĂ© sont passĂ©es par lĂ , pour rĂ©duire lâoffre de transports, parquer toujours plus les habitants Ă bas revenus dans des quartiers dĂ©limitĂ©s, oĂč les services communaux et petits commerces ferment peu Ă peu.
- Nous voulons Ă lâinverse diversifier la ville par les quartiers intĂ©grĂ©s : cela nâa rien de neuf, il sâagit de revenir Ă des quartiers oĂč les services et commerces de proximitĂ© sont faciles dâaccĂšs.
- Tout nouveau projet de quartier, à construire ou à réhabiliter, devra donc intégrer du logement pour divers revenus, des commerces, un espace vert et de jeu, éventuellement des bureaux et autres services.
- Chaque plan dâamĂ©nagement sera pensĂ© avec la participation des riverains et des commerçants, en fonction de leurs besoins.
8. EMPLOI
Une commune pionniĂšre en matiĂšre dâemploi
La commune est le niveau de pouvoir le plus proche des gens. Câest lâendroit oĂč nous pouvons vivre et voir plus objectivement les dysfonctionnements de la sociĂ©tĂ©. Les communes doivent sâinscrire dans une vision juste de la qualitĂ© de vie des citoyens et cela passe par lâemploi. Devenir une commune pionniĂšre en matiĂšre de crĂ©ation dâemploi câest montrer que la politique peut ĂȘtre un levier vers lâavenir et pas seulement une tour dâivoire oĂč les Ă©lus vont chercher une situation stable et de bons salaires.
UN. NOUS VOULONS DES SERVICES PUBLIQUES PROCHES DES CITOYENS
- Nous voulons que les villages de la commune soient dotĂ©s en services publics. Lâesprit du service public, en plus dâĂȘtre un service Ă la population, est aussi dâĂȘtre proche et donc facilement accessible.
- Par service public, nous entendons des crĂšches et espaces dâaccueil pour les enfants, des guichets de lâadministration communale, des transports, des Ă©coles, des maisons de reposâŠ
- Cela permettra de crĂ©er de lâemploi, des emplois stables, avec des contrats statutaires et plus de contrats prĂ©caires comme les APE, des contrats intĂ©rimaires ou des articles 60.
- Nous maintiendrons la possibilitĂ© de bĂ©nĂ©ficier du service administratif pour les gens qui travaillent durant les heures de bureau comme câest le cas actuellement.
DEUX. NOUS VOULONS DES ENTREPRISES PUBLIQUES LOCALES
- Notre objectif en tant que parti des travailleurs est aussi la crĂ©ation dâemplois aux bĂ©nĂ©fices directs des consommateurs et des travailleurs. Câest pourquoi nous proposerons de crĂ©er des entreprises 100% publiques Ă tous les niveaux, y compris communal. Que ce soit dans la construction, la rĂ©novation, lâisolation mais aussi dans la santĂ©, l'alimentation, la petite enfance, lâenseignement, lâaide aux personnes ĂągĂ©es⊠Une entreprise publique sortira de la logique de profit Ă tout prix que nous connaissons actuellement avec les lois du marchĂ©. Câest un projet gagnant-gagnant producteur/consommateur. CrĂ©er de lâemploi public nâest pas que un coĂ»t. Dans le cadre dâactivitĂ©s rentables, cela devient un bĂ©nĂ©fice pour tout le monde.
- Dans lâalimentation, nous pourrions avoir une entreprise communale, installĂ©e dans une surface commerciale publique, qui joue le rĂŽle de supermarchĂ© de produits locaux. Ce âsupermarchĂ© communalâ peut rapidement ĂȘtre rentable tout en crĂ©ant de lâemploi public. Dans le domaine du logement, un logement est rentabilisĂ© aprĂšs 20 ans de loyer (mĂȘme un loyer modĂ©rĂ©). Construire et entretenir un vaste parc de logements publics est donc rentable puisque cela gĂ©nĂšre des rentrĂ©es rĂ©guliĂšres et permet de donner Ă tous un logement de qualitĂ©, Ă prix abordable. Avoir une entreprise de construction publique permet dâavoir un contrĂŽle direct si lâemploi sur les chantiers est bien de lâemploi local, et cela permet mĂȘme des Ă©conomies puisquâil est de notoriĂ©tĂ© publique que les communes sont des vaches Ă lait (volontaires) des promoteurs privĂ©s, qui facturent toujours 30% de plus que ce quâils factureraient si câĂ©tait pour un privĂ©, et se permettent sans vergogne des retards de mois ou dâannĂ©e sans pĂ©nalitĂ©.
TROIS. NOUS DOTERONS LA COMMUNE DE MOYENS SUFFISANTS AFIN DâASSURER SES MISSIONS
- Il nâest plus question de continuer Ă rĂ©duire le personnel communal. Au contraire, et pour cela nous commencerons par remettre dâactualitĂ© le remplacement automatique des dĂ©parts en pension, ce qui nâest plus le cas depuis le passage de notre commune dans le plan oxygĂšne.
- Nous voulons plus de travailleurs sociaux et de structures dâaccueil pluridisciplinaires.
QUATRE. NOUS RESPECTERONS LE PERSONNEL COMMUNAL
- Le respect pour le personnel communal, ce nâest pas que des mots. Nous veillerons Ă ce que les contrats statutaires soient dĂ©sormais la rĂšgle et non plus lâexception. Le respect, câest dâabord des contrats stables pour tous les postes.
- Nous voulons tester la semaine de 30 heures dans diffĂ©rents services communaux. Une expĂ©rimentation de cette mesure Ă Göteborg, en SuĂšde, a fourni des rĂ©sultats prometteurs en matiĂšre de baisse dâabsentĂ©isme pour maladie, burn-out,âŠ
9. UNE VILLE OĂ VIVRE SEREINEMENT
Vivre en sĂ©curitĂ©, pouvoir en toute quiĂ©tude faire ses courses, se promener ou jouer dans un parc, câest pour nous un droit fondamental, au mĂȘme titre que le droit au logement ou Ă lâĂ©ducation. Le droit Ă lâintĂ©gritĂ© physique est primordial pour le PTB. Si nous voulons intervenir efficacement contre la violence et la criminalitĂ©, nous devons les combattre avec des stratĂ©gies adaptĂ©es aux diverses situations, comme il convient aussi de mener une politique de prĂ©vention massive. Face au crime organisĂ© comme le trafic dâĂȘtres humains ou de drogues, câest tolĂ©rance zĂ©ro. Et face Ă la petite dĂ©linquance, la violence doit ĂȘtre Ă©galement fermement sanctionnĂ©e, avec comme point de dĂ©part une sanction rĂ©paratrice et Ă©ducative. Le travail de proximitĂ©, avec les agents de quartier et les Ă©ducateurs de rue, est Ă la base de la politique de sĂ©curitĂ© publique que nous voulons.
UN. NOUS VOULONS DES SANCTIONS ĂDUCATIVES ET RĂPARATRICES RAPIDES POUR LES PETITES INFRACTIONS
- Au lieu du recours systĂ©matique aux sanctions administratives communales (SAC), nous voulons des sanctions Ă©ducatives, basĂ©es sur la rĂ©paration des dĂ©gĂąts et lâaide aux victimes.
- Nous sommes pour la souplesse mais aussi pour la fermeté. En cas de récidive, la sanction sera durcie, et en cas de refus de la médiation et de problÚmes répétés, nous ferons appel à la justice.
DEUX. PLUS DâAGENTS DE QUARTIER POUR UNE POLICE DE PROXIMITĂ
- Nous voulons que lâagent de quartier puisse accomplir efficacement ses missions, axĂ©es sur la proximitĂ©, la connaissance du terrain et des mĂ©nages qui y habitent plutĂŽt que de recourir Ă des camĂ©ras de surveillance qui attaquent la vie privĂ©e des travailleurs.
- Nous voulons déployer à long terme, dans les divers quartiers et villages de la commune, des antennes de police de proximité aisément accessibles, avec une permanence la nuit.
- Nous organiserons la participation au niveau des quartiers, pour les habitants et les associations, afin de dĂ©finir les prioritĂ©s en matiĂšre de prĂ©vention et de sĂ©curitĂ© lĂ oĂč ils vivent.
TROIS. NOUS RENFORCERONS LES EQUIPES Dâ ĂDUCATEURS DE RUE
- Nous planifierons lâengagement de plus dâĂ©ducateurs de rue, qui pourront aussi intervenir lĂ oĂč des habitants et associations identifient un problĂšme.
QUATRE. UN PROGRAMME DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES ET INTRAFAMILIALES
- Nous crĂ©erons Ă Sambreville un centre de prise en charge des violences sexuelles et intra-familiales, en sâinspirant et en crĂ©ant des synergies avec celui de Namur. Un tel centre rassemble tous les services auxquels une victime dâagression sexuelle doit avoir recours : soins mĂ©dicaux, soins psychologiques, rapport mĂ©dico-lĂ©gal et dĂ©pĂŽt de plainte.
- Nous crĂ©erons dans la zone de police une cellule dâenquĂȘteurs spĂ©cialisĂ©s dans les violences sexuelles et intrafamiliales.
- Nous mettons en place et nous faisons la promotion dâun systĂšme dâalarme anti-harcĂšlement disponible Ă la demande des victimes.
- Nous considĂ©rons que lâĂ©ducation est une des prioritĂ©s sociales. Nous investirons dans un travail Ă©ducatif permanent; au-delĂ dâaspects Ă©conomiques, câest Ă©lever lâhumain et la sociĂ©tĂ© vers le haut.
- Nous voyons la fonction des Ă©ducateurs de rue comme essentielles au niveau de lâaxe « prĂ©vention » de la politique de sĂ©curitĂ© publique que nous mĂšnerons.
10. ENVIRONNEMENT
Une ville verte oĂč il fait bon vivre
Le respect de lâenvironnement devrait constituer un des enjeux majeurs pour les pouvoirs locaux. Il ne lâest pas. Nos villes sont le lieux dâune bataille oĂč des grandes entreprises de lâimmobilier font pression sur les pouvoir publics pour installer le plus de projets immobiliers un peu partout, notamment sur des espaces verts (pour y installer des centres commerciaux notamment). Mais une ville complĂštement bĂ©tonnĂ©e nâest ni agrĂ©able pour les habitants en Ă©tĂ©, ni responsable pour lutter contre le changement climatique. Transformer Sambreville en un endroit oĂč la vie est saine et agrĂ©able demande de lâimagination et de la dĂ©termination. Ăa demande une mise en corrĂ©lation des diffĂ©rentes formes de verdure et de nature pour rendre tous les quartiers plus agrĂ©ables. Ăa demande de tout mettre en Ćuvre pour rĂ©duire notre empreinte carbone. Ăa demande une approche cohĂ©rente des diverses sources de pollution et une politique qui Ă©vite le plus possible les dĂ©chets, les rĂ©utilise et les recycle. Alors seulement, on aura Ă portĂ©e de main une ville agrĂ©able Ă vivre et responsable.
UN. NOUS INTRODUISONS DE LA VERDURE ET DES ESPACES OUVERTS DANS TOUS LES QUARTIERS
- Nous veillerons Ă ce quâaux quatre coins de la commune, des bois et des espaces naturels soient accessibles au grand public et balayĂ©s par un rĂ©seau de pistes cyclables et de sentiers de promenade. Nous amĂ©nageons lĂ oĂč câest possible les sentiers pour les PMR.
- AprĂšs 3 ans dâinaction, nous rĂ©quisitionnerons par arrĂȘtĂ© communal les terrains vagues pour crĂ©er de lâespace public vert. Dans chaque quartier, tout un chacun a droit Ă de la verdure oĂč pique-niquer, faire du sport et jouer.
- Nous rendrons les rues vertes en stimulant la plantation en façades et les jardins de trottoir et en examinant pour chaque espace public sâil peut accueillir plus de verdure.
- Nous soutiendrons aussi lâinstallation de toitures vĂ©gĂ©tales, lâagriculture urbaine sur les toits et les balcons.
- En collaboration avec les associations de protection de la nature, nous Ă©tablirons un nouveau projet de plantation dâarbres, pour en planter plus et pour sauvegarder les vieux arbres. Plus aucun arbre remarquable ne sera abattu pour une autre raison quâune raison de sĂ©curitĂ©.
- La ville engagera plus de personnel pour entretenir le nombre croissant dâespaces verts.
- Avec les agriculteurs locaux, nous Ă©tudierons la possibilitĂ© dâouvrir une ferme Ă©ducative pour les enfants.
- Nous libĂ©rerons un budget destinĂ© Ă acheter des espaces de nature par la ville ou des associations de nature pour quâelles les conservent et les gĂšrent. Le service des espaces verts de la ville appuiera les associations dans leurs efforts de gestion.
DEUX. NOUS TRAVAILLONS Ă UN MAILLAGE BLEU DE LA COMMUNE
- Nous mÚnerons des campagnes de sensibilisation pour les habitants, les agriculteurs, les éleveurs et les entreprises sur les actions à mener pour préserver les milieux aquatiques, nous encourageons les bonnes pratiques et veillerons ensuite à ce que celles-ci soient bien réalisées.
- Nous Ćuvrons Ă la rĂ©ouverture des cours dâeau dans la ville, mais pas avant que ceux-ci ne soient complĂštement assainis. Nous mĂšnerons une campagne pour lutter contre les nuisibles afin de prĂ©server la faune et la flore de nos cours dâeau et rives. Nous amĂ©nageons lĂ oĂč câest possible des promenades sur les rives et des endroits adaptĂ©s pour la pratique sportive.
- En collaboration avec lâINASEP, la ville amĂ©liorera son rĂ©seau dâĂ©gouttage afin de tendre vers un taux de raccordement maximum (avec aide aux particuliers, pour que cela ne repose pas sur la responsabilitĂ© individuelle).
- Pour contribuer à préserver la faune et la flore aquatique, nous créerons un programme pour créer des mares dans les espaces publics et dans les jardins privés.
- Nous lançons un plan dâaide Ă lâinstallation de citerne Ă eau de pluie.
TROIS. NOUS VOULONS DE LâAIR PLUS PROPRE ET MOINS DE BRUIT
- Nous Ă©laborerons, pour lâair propre, un plan intĂ©grĂ© qui sâattaque aux 4 grandes sources de pollution de lâair : la circulation automobile, les chauffages domestiques, lâindustrie et lâagriculture.
- En investissant dans les transports publics et infrastructure cycliste, nous réaliserons le passage de la voiture vers des modes de transport plus durables.
- Celui qui a besoin dâune voiture pourra compter sur le systĂšme dâautos partagĂ©es Cambio par la crĂ©ation de stations Ă Sambreville.
- La Ville poursuit son programme âzĂ©ro pesticideâ.
- Nous rĂ©alisons une cartographie du bruit comme demandĂ© par la directive europĂ©enne et nous Ă©tudierons les possibilitĂ©s de remĂ©diation pour les zones dâhabitat touchĂ©es par une pollution sonore trop importante. Nous investirons dans lâisolation acoustique des salles de fĂȘte communales.
QUATRE. NOUS DESSINERONS LA VILLE A LA MESURE DU CLIMAT
- Nous prévoirons un aménagement du territoire avec des écoquartiers.
- Nous prĂ©parerons la ville aux consĂ©quences du changement climatique. Nous miserons sur davantage dâespaces verts, de plans dâeau et de zones inondables qui pourront absorber de grandes quantitĂ©s de prĂ©cipitations et rafraĂźchir la ville.
- Nous verrons si Sambreville a de lâargent dans des fonds qui investissent dans les carburants fossiles. Si câest le cas, nous nous retirons de ces fonds et nous investirons ces capitaux dans lâentreprise communale dâĂ©nergie.
- Nous soutiendrons une économie circulaire à chaßnes courtes. Initiatives partagées, repair cafés et marchés agricoles locaux pourront compter sur notre soutien.